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Le gouvernement chinois préoccupé par la succession du Dalaï-Lama
    temps:2012-09-17 source:China.org.cn auteur:    

 

Les autorités ont déclaré jeudi que la Chine soutiendra le successeur du Dalaï-Lama dans la mesure où sa sélection sera conforme aux lois chinoises et aux règles historiques, ainsi qu'à la volonté du peuple tibétain.

Cependant, les analystes doutent que le successeur puisse remplir le rôle exclusif de chef religieux des Tibétains, sans revendications politiques, puisque l'actuel Dalaï-Lama n'a pas renoncé à sa participation politique.

Dans un discours prononcé à New Delhi, le Dalaï-Lama a affirmé se trouver « en situation de semi-retraite », en ajoutant avoir changé une tradition qui perdurait depuis près de quatre siècles, à l'époque du cinquième Dalaï-Lama, durant laquelle celui-ci était le chef politique et religieux des Tibétains, a précisé Press Trust of India.

Xu Zhitao, responsable du Département de travail du Front uni du Comité central du PCC, a rappelé jeudi que le gouvernement central avait révoqué le rôle du Dalaï-Lama en tant que chef politique des Tibétains après la réforme démocratique du Tibet en 1959.

« Il est ridicule pour le Dalaï-Lama de dire qu'il a changé une tradition datant de plusieurs siècles, parce que la tradition a été déjà changée en 1959 », a déclaré M. Xu.

« Le gouvernement central soutiendra absolument le successeur du Dalaï-Lama s'il est choisi en fonction des lois chinoises et des règles historiques, et de la volonté du peuple tibétain », a-t-il ajouté.

Le titre de Dalaï-Lama, qui était à l'origine un titre académique conféré par un empereur mongol sous la dynastie Ming (1368-1644), est devenu un titre politique et religieux après avoir été reconnu par le gouvernement des Qing (1644-1911), a expliqué Ran Guangrong, chercheur spécialiste du Tibet à l'Université du Sichuan.

« Depuis lors, le choix du Dalaï-Lama doit être vérifié et reconnu par le gouvernement central afin de lui donner une légitimité », a noté M. Ran.

Xiong Kunxin, professeur d'études ethniques de l'université des Minorités de Chine, a fait part de ses doutes quant à la possibilité que le successeur du Dalaï-Lama reste à l'écart de la vie politique puisque l'actuel ne l'a pas fait, avec l'élection à la tête du « gouvernement tibétain en exil » en avril dernier de Lobsang Sangay, un juriste formé à Harvard et né dans la ville de Darjeeling dans l'est de l'Inde.

« Ses fréquentes visites à de hauts fonctionnaires et dirigeants de pays étrangers montrent de toute évidence qu'il se mêle toujours des affaires politiques », a souligné M. Xiong.

Le Dalaï-Lama se rendra au Japon le 3 novembre et prononcera des discours à Yokohama et à Okinawa, selon Kyodo News. L'an dernier, il a rencontré l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors de sa 11e visite dans le pays.

Les fréquentes entrevues du Dalaï-Lama avec les hommes politiques étrangers indiquent également qu'il ne se contente pas de sa « semi-retraite » et qu'il cherche activement un auditoire pour faire entendre ses opinions politiques, a conclu M. Xiong.

 
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