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Le développement de la culture tibétaine (Juin 2000)
    temps:2009-02-19 source:China.org.cn auteur:    

Avant-propos

La Chine est un pays uni et multiethnique. L'ethnie tibétaine, membre de la grande famille de la nation chinoise, a créé et développé sa civilisation originale et brillante, au cours d'une longue histoire d'échanges incessants, d'assimilation et de promotion mutuelles. La culture tibétaine constitue toujours un des joyaux du patrimoine culturel chinois et mondial.

La culture autochtone de l'ethnie tibétaine est issue de la fusion de la culture du Tubo situé dans la vallée du Yalong au cours moyen du bassin du Yarlung Zangbo et de la culture de l'ancien Shang-Shung situé dans la partie ouest du plateau Qinghai-Tibet. Au VIIe siècle, sous le règne de Songtsen Gampo, le bouddhisme, introduit au Tubo de la Plaine centrale, de l'Inde et du Népal, devint progressivement le bouddhisme tibétain aux caractéristiques distinctives. Parallèlement, la culture indienne et népalaise de l'Asie du Sud et la culture persane et arabe de l'Asie de l'Ouest, en particulier la culture han de la Plaine centrale exercèrent une certaine influence sur la naissance et le développement de la culture tibétaine. Au cours de son évolution, la culture tibétaine a atteint un très haut niveau dans les domaines de l'architecture, des arts plastiques tels que la sculpture, la peinture, la décoration, l'artisanat, les beaux-arts, ainsi que ceux de la musique, de la danse, du théâtre, de la langue, de l'écriture, de la littérature écrite, de la littérature folklorique, sans parler de la médecine et pharmacopée, et de l'astrologie.

Pour des raisons historiques, le Tibet devint un régime théocratique local, fondé sur le système de servage féodal, détenu par une petite minorité de clercs et d'aristocrates de la couche supérieure, ce qui permit à la culture liée au bouddhisme tibétain d'occuper une place dominante dans la culture tibétaine, pendant une période relativement longue. Cet état de choses dura jusqu'en 1959, année où s'opéra la Réforme démocratique. A ce moment-là, une petite minorité de clercs et d'aristocrates de la haute société qui monopolisaient les moyens de production, l'éducation et la culture, jouissaient, eux seuls, de l'art et de la culture, tandis que les serfs et les esclaves qui représentaient 95% de la population du Tibet vivaient dans une extrême misère. Leur droit au minimum vital ne pouvait même pas être garanti, sans parler de leur droit à l'éducation et à la culture. Cette domination caractérisée par l'union du pouvoir temporel et spirituel fondé sur le système de servage féodal non seulement entravait gravement le développement économique du Tibet, mais aussi atrophiait toute la culture tibétaine (y compris les lieux de culte et les monuments historiques), en la renfermant sur elle-même. Quant à l'éducation, à la culture et aux sciences et technologies modernes, elles étaient nulles.

Après la fondation de la République populaire de Chine, le gouvernement populaire central a accordé une importance particulière à la protection et au développement de la culture traditionnelle du Tibet. Dans l'Accord en dix-sept articles, signé en 1951 par le gouvernement populaire central et le gouvernement local du Tibet, concernant la libération pacifique du Tibet, il est stipulé que, "en fonction de la situation réelle du Tibet, on doit développer progressivement la langue et l'écriture tibétaines et la scolarisation." En 1959, soutenu par le gouvernement central, le Tibet a entrepris une réforme démocratique, aboli le système de servage féodal, émancipant ainsi un million de serfs et d'esclaves, et établi un système d'autonomie régionale ethnique, ce qui a permis au Tibet d'entrer dans une nouvelle période de développement social et culturel. Ainsi, la culture tibétaine, jadis monopolisée par une poignée de clercs et d'aristocrates de la couche supérieure, est devenue un patrimoine culturel commun que le peuple tibétain n'a cessé d'enrichir.

Depuis plus de 40 ans, en vertu de la Constitution et de la Loi sur l'autonomie régionale ethnique, pour répondre au besoin croissant de la vie matérielle et culturelle du peuple tibétain, le gouvernement populaire central et le gouvernement populaire de la Région autonome du Tibet ont employé, parallèlement à la promotion du développement social et économique du Tibet, une énorme force humaine, financière et matérielle, dans la protection et l'épanouissement de la culture traditionnelle tibétaine et dans la création et le développement de la culture, de l'éducation et des sciences modernes, tout en recourant à la loi et aux mesures économiques et administratives. Tout cela a obtenu des succès remarquables. Etant maître de leur destinée, les Tibétains continuent à développer et à partager leur culture traditionnelle. Ils ont créé en commun une société civilisée et moderne et contribué à la prospérité et au développement de la culture tibétaine, portant celle-ci à un niveau jamais atteint dans le passé.

 

Ⅰ La langue et l'écriture tibétaines sont largement étudiées, utilisées et développées

 

Dans la Région autonome du Tibet où vit, en groupe compact, l'ethnie tibétaine, celle-ci représente 95% de la population totale. Le tibétain est utilisé dans toute la Région autonome. En vertu de la Constitution et de la Loi sur l'autonomie régionale ethnique, la Région autonome du Tibet fait grand cas de la sauvegarde et de la garantie du droit du peuple tibétain à l'étude, à l'emploi et au développement de ses propres langue et écriture. En 1987 et en 1988, elle a promulgué respectivement le Règlement (mis à l'essai) sur l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines dans la Région autonome du Tibet et le Règlement d'application (mis à l'essai) sur l'étude, l'emploi et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines dans la Région autonome du Tibet, ce qui a permis de légaliser ce travail. En vertu de la loi, les gouvernements de divers échelons du Tibet ont matérialisé ces règlements et garanti leur application pour développer la langue et l'écriture tibétaines. Tout en garantissant le droit du peuple tibétain à l'étude et à l'emploi de ses propres langue et écriture, ils les adaptent sans cesse au développement politique, économique et culturel.

La langue et l'écriture tibétaines sont largement utilisées dans tous les domaines de la vie sociale au Tibet. Depuis la Réforme démocratique en 1959, les décisions et les règlements législatifs, adoptés par l'assemblée populaire de la Région autonome du Tibet, et les documents officiels et les avis émis par les gouvernements de divers échelons du Tibet et les divers organismes administratifs dépendant de ceux-ci sont tous bilingues (tibétain et chinois). Au cours d'une action en justice, s'il s'agit d'un intéressé tibétain, l'affaire doit être jugée en tibétain, il en est de même pour les actes juridiques. Les écritures tibétaine et chinoise sont utilisées en même temps pour les sceaux officiels, les cartes d'identité, les formulaires administratifs, les enveloppes, les en-têtes sur le papier à lettre, les feuilles de brouillon et les logos des diverses unités de travail, ainsi que pour les panneaux indicateurs des institutions, des entreprises, des mines, des écoles, des gares, des aéroports, des magasins, des hôtels, des salles de cinéma et de théâtre, et des palais des sports, pour le nom des rues et pour les panneaux de signalisation.

Actuellement, la radio et la télévision de la Région autonome du Tibet consacrent plus de 20 heures par jour à des émissions en tibétain. Depuis l'émission de la chaîne par satellite le premier octobre 1999, la Télévision du Tibet émet tous les jours des programmes en tibétain, et des téléfilms en version tibétaine. En mettant l'accent dans les unités de base et les régions agricoles et pastorales, on projette chaque année 25 nouveaux films doublés en tibétain. La presse et l'édition ont connu un développement considérable. En espace de dix ans depuis 1989, 441 titres en tibétain sont parus, dont un grand nombre ont remporté un prix national, voire international. Selon des statistiques, on compte au Tibet 14 revues et 10 journaux en tibétain. L'édition tibétaine du Quotidien du Tibet paraît tous les jours. Une grande partie des reportages et de la rédaction se font directement en tibétain. En outre, une large somme a été investie dans la mise en place de composition et de mise en page en PAO en tibétain. Le Journal des Sciences et des Technologies du Tibet et le Journal de l'information scientifique et technique du Tibet ont créé chacun une édition tibétaine, qui a reçu un bon accueil chez les paysans et les bergers. Toutes les troupes artistiques du Tibet composent les pièces et les interprètent en tibétain.

L'étude de la langue et de l'écriture tibétaines est garantie en vertu de la loi. Les établissements scolaires de la Région autonome du Tibet pratiquent un système d'enseignement bilingue, tout en donnant la priorité aux cours en tibétain. Les matériaux d'enseignement et les dossiers d'enseignement de référence, allant des études primaires aux études secondaires du deuxième cycle, ont été rédigés ou traduits en tibétain.

Avec le progrès de l'époque et le développement social, la grammaire et le vocabulaire tibétains ne cessent de s'enrichir et de se développer. La normalisation des termes professionnels et la standardisation des techniques informatiques en tibétain ont connu un développement important. La codification du tibétain a été approuvée par les normes d'Etat de la Chine et les normes internationales. L'informatisation en tibétain se tourne vers le monde.

 

Ⅱ Les reliques culturelles et les classiques sont efficacement protégés et activement mis en valeur

 

Dans l'ancien Tibet, la protection des reliques culturelles était inexistante. Après la Réforme démocratique du Tibet, le gouvernement populaire central a attaché de l'importance à ce travail. En juin 1959, a été fondé le Comité d'administration du patrimoine culturel, des monuments historiques, des documents d'archives du Tibet, qui a recueilli et protégé une grande quantité d'objets anciens, d'archives et de classiques. En même temps, le gouvernement populaire central a envoyé des groupes de travail à Lhasa, à Xigaze et à Shannan mener sur place une enquête sur les sites historiques importants. Neuf sites tels que le Potala, le temple du Jokhang, le monastère de Ganden, les tombeaux des rois, le champ de bataille contre les Anglais au mont Dzong à Gyangze, les ruines du royaume de Guge ont figuré sur la liste des premiers sites placés sous la protection de l'Etat, publiée en 1961 par le Conseil des Affaires d'Etat. Même pendant la "révolution culturelle", une période spéciale, le premier ministre Zhou Enlai a donné une directive pour prendre des mesures particulières dans le but d'empêcher la destruction des importants sites placés sous la protection de l'Etat comme le Potala. Après la "révolution culturelle", le gouvernement populaire central a investi plus de 300 millions de yuans pour restraurer et ouvrir 1 400 monastères et temples, protégeant ainsi et à temps un bon nombre de monuments historiques. Entre 1989 et 1994, le gouvernement populaire central a affecté une somme de 55 millions de yuans et une grande quantité d'or et d'argent à la restauration du Potala, un fait unique dans l'histoire de la protection des monuments historiques. En mai 1994, des experts mandatés par le comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), après avoir effectué une enquête in situ sur la restauration du Potala, ont conclu que tant dans l'étude que dans la réalisation, les travaux avaient atteint un niveau international avancé, et qu'il s'agissait là d'"un miracle produit dans la protection des anciennes architectures", "contribuant ainsi à la protection de la culture tibétaine, voire à celle de la culture mondiale". Puis, en décembre 1994, le Potala, vu sa valeur intrinsèque et son haut niveau de protection, a obtenu l'approbation unanime du Comité du patrimoine culturel mondial pour figurer sur la Liste du patrimoine culturel mondial. En même temps, les délégués de divers pays ont soutenu la proposition d'inscrire le temple du Jokhang à Lhasa sur cette même liste. A l'heure actuelle, le gouvernement populaire central affecte annuellement une somme de 4 à 5 millions de yuans à la protection des monuments historiques. Entre 1994 et 1997, il a investi 100 millions de yuans dans la construction du Musée de la Région autonome du Tibet, d'une superficie totale de 52 479 m², dont 21 000 m² pour les bâtiments, faisant de ce musée l'un des plus modernes de Chine.

En 1965, le gouvernement populaire de la Région autonome du Tibet a instauré un Comité d'administration du patrimoine culturel, chargé spécialement de la protection du patrimoine culturel dans la Région autonome. Il a classé 11 sites, tels les monastères de Ramoche, Radreng, Tsurpu, etc., parmi les monuments historiques placés sous la protection de la Région autonome, et en a restauré les plus abîmés. Dans les années 80, la Région autonome du Tibet a promulgué une série de règlements concernant la protection du patrimoine culturel dont l'Avis de la Région autonome du Tibet sur le renforcement de la protection du patrimoine culturel, les Stipulations provisoires de la Région autonome du Tibet sur la perte d'objets anciens, les Règlements de la Région autonome du Tibet sur la protection et l'administration du patrimoine culturel et la Méthode de protection et d'administration du Potala. Ces règlements ont permis de légaliser la protection du patrimoine culturel du Tibet. Simultanément, le contingent chargé de la protection du patrimoine culturel du Tibet, qui était inexistant au début, ne cesse de grossir. Selon les statistiques, on dénombre actuellement au Tibet 270 archéologues professionnels, dont 95% sont Tibétains.

En outre, des succès encourageants ont été obtenus dans le domaine archéologique. Les fouilles de Karuo à Qamdo ont attiré l'attention du milieu archéologique en Chine et à l'étranger. Depuis les années 70, des archéologues chinois ont entrepris plusieurs fouilles au Tibet et découvert à plusieurs endroits des traces de vie humaine datant de l'âge néolithique et paléolithique, ce qui a permis de lever un coin du voile mystérieux sur la société, l'histoire et la culture de l'ethnie tibétaine. Dans un recensement du patrimoine culturel effectué du milieu des années 80 au début des années 90 dans toute la Région autonome, 1 700 sites ont été découverts, des milliers d'objets anciens ont été recueillis ou excavés, une mine de dossiers comportant plus de 6 millions de caractères ont été pour l'essentiel répertoriés, 670 croquis, 30 000 photos, 400 copies d'inscriptions, de gravures sur pierre et de fresques ont tracé l'évolution et le développement du Tibet ancien et contemporain, révélé la longue histoire d'échanges culturels entre les Tibétains, les Han et les ethnies avoisinantes, fournissant ainsi un fondement détaillé, exact et sûr pour les archéologues contemporains et futurs dans leur travail de protection du patrimoine culturel et de développement de l'archéologie au Tibet. Actuellement, on compte au Tibet 18 sites placés sous la protection de l'Etat, 3 villes historiques et culturelles au niveau national, 64 sites placés sous la protection de la Région autonome du Tibet et 20 sites placés sous la protection de la municipalité et du district. Ces dernières années, le Tibet a organisé avec succès des expositions des reliques culturelles tibétaines au Japon, en France, en Italie et en Argentine, ce qui a promu les échanges de la culture tibétaine avec les autres pays du monde et favorisé la compréhension du Tibet par la communauté internationale.

Les documents d'archives du Tibet sont bien conservés. Extrêmement nombreux et variés, rédigés en tibétain, ils se classent en seconde position, juste derrière ceux en chinois. En juin 1959, selon les directives du Conseil des Affaires d'Etat, le Comité préparatoire de la Région autonome du Tibet a émis les Stipulations sur le renforcement de l'administration des objets anciens, des monuments historiques, des documents d'archives en vue de classer, sauver, recueillir et conserver les documents d'archives de l'ancien gouvernement local du Tibet et de ses départements subordonnés, ainsi que ceux conservés par les monastères, les temples et les aristocrates. A cet effet, ils ont été systématisés pour l'essentiel. En 1984, le gouvernement populaire central a affecté une somme énorme à la construction des Archives de la Région autonome du Tibet, multifonctionnelles et dotées d'équipements modernes, les conditions pour l'administration des archives ont été beaucoup améliorées. Aujourd'hui, les Archives de la Région autonome du Tibet abritent 3 millions de volumes de documents d'archives. Des chefs-d'œuvre comme le Recueil des archives historiques du Tibet et l'Inventaire de l'année du tigre de fer, compilés par les Archives de la Région autonome du Tibet, ont été publiés. Les départements de divers échelons du Tibet conservent au total 4 millions de volumes de documents d'archives, sur différents matériaux, comme le papier, la soie, le bois, le métal, les pierres et les feuilles d'arbre, dont plus de 90% sont en tibétain et le reste en plus de dix langues dont le chinois, le mandchou, le mongol, l'hindi, le sanscrit, le népalais, l'anglais et le russe. Ces archives, comportant un contenu allant de la dynastie des Yuan à l'époque contemporaine, constituent un précieux trésor d'archives historiques de notre époque.

 

Ⅲ Les us et coutumes et la liberté des croyances religieuses sont respectés et protégés

L'Etat respecte et garantit aux Tibétains et aux autres ethnies du Tibet le droit de vivre et de mener des activités sociales selon leurs propres coutumes. Il respecte et garantit la liberté de pratiquer, selon le désir des fidèles, des activités religieuses normales, et de participer aux cérémonies religieuses et aux fêtes populaires. En même temps, avec le progrès social, les anciennes habitudes, décadentes et arriérées, qui méprisaient le peuple, et qui allaient de pair avec le système de servage féodal, sont rejetées par les Tibétains, reflétant ainsi leur aspiration à une société moderne et à une vie saine, ainsi que les progrès de la culture tibétaine dans l'ère nouvelle. Tout en gardant leurs traditions sur le plan de l'habillement, de la nourriture et du logement, les Tibétains ont assimilé de nombreux nouveaux éléments de la vie moderne, ce qui a enrichi grandement leur quotidien. Chaque année, on organise dans diverses régions des activités à l'occasion des fêtes carillonnées et foraines, parmi lesquelles, on compte le Nouvel An du calendrier tibétain, le festival de Sakadawa, le festival de Shoton (fête du Yaourt), le festival du Bain, la fête d'Ongkor (fête de l'Espérance de la bonne récolte), la fête de la Lampe au beurre, la fête de Dharma, la fête des Offrandes brûlées, la fête de Garchachen, la Course de chevaux, et les fêtes religieuses de nombreux monastères et temples comme la fête Shimo Chento du Tashilhunpo, la fête Nganjo du Ganden, le festival de la Danse religieuse du Samye, la fête de Vajra du Sakya au 7e mois, la fête des Soutras et des bannières religieuses du Tsurpu, la fête Paltung Tanbo du Radreng, etc. A part cela, on célèbre également les fêtes nationales ou internationales comme la fête internationale des Femmes (le 8 mars), la fête internationale du Travail (le 1er mai), la fête de la Jeunesse chinoise (le 4 mai), la fête internationale des Enfants (le 1er juin), la fête nationale (le 1er octobre). L'union entre la civilisation moderne et la culture traditionnelle tibétaine permet au Tibet de former des nouvelles coutumes et habitudes, conservant néanmoins leur spécificité ethnique.

Le gouvernement populaire central et le gouvernement populaire local de la Région autonome du Tibet attachent une importance particulière au respect et à la garantie de la liberté des croyances religieuses et des activités religieuses normales du peuple tibétain. Après la Réforme démocratique, suivant la volonté de la plupart des moines et bonzesses et le besoin de croyances religieuses des habitants, toutes les reliques culturelles, tous les monuments historiques et lieux de culte, liés à la religion, ont été placés sous une entière protection. Le gouvernement central a classé le Potala, les trois grands monastères de Lhasa, le temple du Jokhang et le monastère de Tashilhunpo parmi les sites placés sous la protection de l'Etat. Les fresques, les sculptures, les statues, les tanka, les décorations artisanales, les soutras en rouleau, les offrandes, les instruments religieux et les niches abritant les statuettes de bouddha de ces monastères, ainsi que les supports de la culture religieuse comme les salles pour prêcher, les salles de culte, les temples et les pagodes, sont efficacement protégés ou sont restaurés sous leur aspect initial. Depuis les années 80, l'Etat a accordé une somme énorme pour réparer les célèbres monastères et temples, tels que les monastères de Ganden, Yungbulhakhang et Sanggaguotuo, et a restauré et sauvé les monastères de Samye, Shalu, Sakya, Changzhug, Qamba Ling et Toling. Les soutras et les classiques qu'abritent le Potala, le Norbulingka et le monastère de Sakya sont bien conservés. Les documents et les classiques comme le Catalogue des classiques du palais du Potala, l'Encyclopédie du pays des neiges, l'Origine de la religion de Deu, etc., ont été sauvés, classés et publiés. Au Tibet, il y a actuellement 1 700 monastères, temples et autres lieux de culte, recevant 46 000 religieux et religieuses. Les activités religieuses se déroulent normalement au Tibet, et chaque année, on organise des activités à l'occasion des fêtes religieuses. La branche du Tibet de l'Association des bouddhistes de Chine est une organisation qui regroupe les diverses écoles du bouddhisme tibétain. On compte 7 associations de ce genre au niveau de la préfecture (municipalité), un périodique en tibétain (Bouddhisme au Tibet), un institut du bouddhisme du Tibet et une imprimerie de soutras en tibétain.

 

Ⅳ La culture et l'art s'héritent et se développent sous tous les aspects

Le gouvernement populaire central et le gouvernement populaire de la Région autonome du Tibet accordent toujours de l'importance à la continuation et au développement de la culture et de l'art tibétains. Dans les années 50, des artistes de diverses ethnies venus du reste du pays et des artistes tibétains vivaient parmi la population locale, en recueillant des chansons folkloriques, des morceaux de musique, des danses, des contes populaires, des proverbes et des ballades. Un bon nombre de livres répertoriés, y compris les Chansons folkloriques du Tibet, ont vu le jour. A la fin des années 70, a été entrepris de façon systématique et sur une grande échelle, un travail de recensement, de collection, d'enregistrement et de classement, en matière de patrimoine culturel, folklorique et ethnique. Depuis les années 80, dans la Région autonome et dans les diverses préfectures et municipalités, ont été fondés des organismes de sauvetage, de classement et de recherche du patrimoine culturel ethnique. Grâce à leurs efforts, le travail de sauvetage, de collection, de classement, de recherche, de rédaction et de publication du patrimoine littéraire, artistique, folklorique et ethnique se déploie sur une échelle sans précédent dans l'histoire. Des groupes d'enquête, envoyés par la Région autonome du Tibet, se sont rendus dans les villes et bourgs, à la campagne et aux monastères faire des enquêtes générales et des enregistrements. Le résultat: des documents comportant une trentaine de millions de caractères en tibétain et en chinois, un grand nombre de documents audio-visuels, une dizaine de milliers de photos, la rédaction et la publication du tome sur le Tibet des Annales du théâtre chinois, du Recueil des chansons folkloriques de la Chine, du Recueil des danses folkloriques et ethniques de la Chine, et du Recueil des proverbes chinois. Une série de recueils littéraire et artistique portant sur le quyi (spectacles populaires), les chansons folkloriques et ethniques, le théâtre, la musique et les contes populaires du Tibet sont en cours de rédaction et paraîtront bientôt. La compilation et la publication de ces recueils et annales sont une grande entreprise destinée à sauver et à protéger efficacement la culture traditionnelle ethnique, l'art et la littérature folkloriques du Tibet.

Le Roi Gesar, chef-d'œuvre universel, est une précieuse épopée créée par le peuple tibétain, au cours de sa longue histoire. Cependant, cette œuvre se transmettait seulement oralement parmi les conteurs et les chanteurs. Pour protéger ce joyau culturel de l'ethnie tibétaine, la Région autonome du Tibet a fondé, en 1979, un organisme spécial chargé de collecter, d'enregistrer, de classer, d'étudier et de publier cet ouvrage. L'Etat a intégré le Roi Gesar dans les projets-clés de recherches académiques des 6e, 7e et 8e plans quinquennaux. Après 20 ans d'efforts, on a recueilli 300 volumes en tibétain copiés à la main ou xylographiés. A l'exception des variantes, 70 parmi les 100 volumes originaux ont été publiés en tibétain avec un tirage de 3 millions d'exemplaires. Ce travail a permis de transformer une littérature orale, basée sur des chants, en ouvrage littéraire intégral et connu sous le nom de "chef-d'œuvre épique universel". En même temps, 20 volumes en chinois et plusieurs en anglais, en japonais et en français ont été également publiés. C'est un fait unique dans l'histoire de la protection et de la publication du patrimoine artistique et folklorique de l'ethnie tibétaine.

La littérature et l'art modernes du Tibet ont connu un développement considérable, tout en unissant la tradition ethnique sur le plan de la forme, du style et des particularités. Après la libération pacifique du Tibet, des artistes venus du reste du pays ont vécu parmi la population locale, mettant en valeur des œuvres traditionnelles remarquables. Ils ont pu ainsi créer un bon nombre d'œuvres dans des genres différents tels que la poésie, le roman, le chant, la danse, les beaux-arts, le cinéma, la photographie, etc., apportant des idées et expériences nouvelles dans la création littéraire et artistique du Tibet, qui se trouvait alors plutôt confinée. Un grand nombre d'amateurs littéraires et artistiques tibétains qui sont venus grossir le nouveau contigent ont créé eux aussi des œuvres à caractère ethnique. Après la Réforme démocratique en 1959, sont apparues au Tibet de nombreuses œuvres littéraires et artistiques remarquables; citons en exemple "Sur le Mont d'or de Beijing" (chant), "Chant des serfs émancipés" (chant), "Visite de la nouvelle cité" (chant costumé), "Chant des lavandières" (chant et danse), "Les serfs émancipés se tournent vers le soleil" (épopée musicale et chorégraphique), "La princesse Wencheng" (théâtre parlé), "Les serfs" (film), etc. Ces œuvres ont exercé une certaine influence tant dans le pays qu'à l'étranger. Depuis une cinquantaine d'années, les artistes professionnels du Tibet ont créé et représenté 569 pièces, parmi lesquelles, 51 ont remporté un prix national, et 121, un prix régional. Ces cinq dernières années, les troupes artistiques professionnelles de la Région autonome du Tibet ont donné 4 887 représentations auxquelles ont assisté 2,79 millions de spectateurs. Chaque année, elles ont donné 400 séances dans les unités de base.

Les activités culturelles et artistiques populaires ont pris un essor considérable. Après 1959, les serfs émancipés ont créé successivement des troupes amateurs de chants et de danses et d'opéra tibétain dans les agglomérations et à la campagne. Elles ont donné, sous une forme plaisante à l'œil et à l'oreille, des numéros composés par elles-mêmes, reflétant la nouvelle vie après leur émancipation. En 1963, la Région autonome a tenu le premier festival artistique populaire, puis a formé une délégation pour participer, à Beijing, à un festival national à destination des acteurs amateurs de diverses ethnies minoritaires. Parmi les représentations qui ont atteint un nouveau niveau dans la création artistique populaire, ont été interprétés des numéros comportant un nouveau contenu à caractère ethnique. Ces cinq dernières années, avec l'aide du gouvernement central et des autres provinces et municipalités, le Tibet a versé au total 140,46 millions de yuans dans l'intensification de la construction d'institutions culturelles. Maintenant, on trouve, au Tibet, plus de 400 palais de l'art, maisons de la culture et services de la culture à divers niveaux. Dans ces lieux de la culture, on peut participer à diverses activités sportives et récréatives. En juillet 1996, on a ouvert la Bibliothèque du Tibet, qui a reçu jusqu'à présent plus de 100 000 lecteurs tibétains. On compte actuellement au Tibet 17 troupes artistiques itinérantes au niveau du district, plus de 160 ensembles artistiques amateurs, y compris des troupes d'opéra tibétain. Ils sont régulièrement en tournée dans les régions agricoles et pastorales, leurs numéros sont très appréciés par les paysans et les bergers, parmi lesquels certains ont été primés lors de rencontres théâtrales nationales et régionales. Dans les préfectures, municipalités et districts, on donne irrégulièrement des représentations, contribuant ainsi à la prospérité des activités culturelles populaires. Ces dernières années, à l'occasion du festival traditionnel de Shoton, on donne des représentations de l'opéra tibétain, de chants et de danses et organise diverses activités récréatives. Les districts de Lhozhag (l'opéra tibétain, le chant et la danse), de Biru (l'art plastique populaire), de Gonggar (la danse), de Ngamring (l'opéra tibétain) et de Gyangze (le tissage des tapis tibétains) ont été nommés "pays de l'art folklorique" par l'Etat. Dans le district de Doilungdeqen, un jardin culturel d'enfants ruraux a été construit avec un investissement de l'Etat de 2,6 millions de yuans, et en 1996, a été fondée la Troupe artistique des enfants du Tibet, qui a même donné deux représentations à Beijing. En 1998, elle a participé au festival artistique international des enfants aux Etats-Unis, où elle a remporté un vif succès. Entre 1995 et 1999, la Région autonome du Tibet a envoyé respectivement 40 troupes artistiques (y compris les troupes amateurs), composées de 360 personnes, faire des tournées, organiser des expositions et procéder aux échanges académiques dans plus de 20 pays et régions des cinq continents, où leur arrivée a fait sensation.

 

Ⅴ Développement général de la tibétologie et redressement de la médecine et de la pharmacopée tibétaines

La tibétologie, qui n'existait pratiquement pas dans l'ancien Tibet, a connu des succès remarquables. Elle est devenue une nouvelle discipline mondialement reconnue et attire une grande attention des milieux académiques du monde. Elle ne se borne plus dans le cadre des "Cinq traités majors et Cinq traités mineurs de la doctrine bouddhique" mais comprend la plupart des disciplines fondamentales des sciences sociales et des sciences naturelles dont la politique, l'économie, l'histoire, la littérature, l'art, la religion, la philosophie, la langue, l'écriture, la géographie, l'éducation, l'archéologie, le folklore, la médecine et la pharmacopée, l'astronomie, la protection de l'écologie, le développement durable de l'économie, l'agriculture et l'élevage, ce qui en fait un système gigantesque couvrant tous les domaines de la société tibétaine. Selon des statistiques, la Chine compte une cinquantaine d'organismes tibétologiques et un millier de tibétologues.

La tibétologie a commencé au Tibet après la libération pacifique. A partir des années 70, un grand nombre d'organismes tibétologiques ont été successivement fondés avec l'Académie des Sciences sociales du Tibet comme représentant. Ces dernières années, celle-ci a achevé la compilation d'une série d'ouvrages importants tels que L'Histoire générale du Tibet (en tibétain et en chinois), L'Histoire politique du Tibet annotée par Xagaba, L'Histoire des communications anciennes et modernes au Tibet (en chinois), Concepts de la philosophie tibétaine (en tibétain), Dictionnaire de la philosophie tibétaine (en tibétain) et Index des titres d'ouvrages tibétologiques, ce qui a beaucoup contribué au développement des recherches tibétologiques. Recherches tibétaines est devenu un des cent meilleurs périodiques en chinois spécialisés dans les sciences sociales. Ces dernières années, les études des sciences sociales au Tibet ont connu un développement sans précédent: un grand nombre de savants et de spécialistes ont remporté de grands succès et beaucoup de réalisations scientifiques ont comblé des lacunes dans les différentes disciplines tibétologiques, ce qui a apporté une contribution importante à la mise en ordre, à la découverte et au sauvetage du patrimoine historique et culturel des Tibétains, à l'héritage et à la mise en valeur de leur culture traditionnelle, et à l'enrichissement du trésor culturel traditionnel de la nation chinoise.

La collecte et la mise en ordre d'anciens documents tibétologiques en chinois ont remporté des succès remarquables: plus de 200 ouvrages ont été publiés, soit un tirage de quelque 5 millions d'exemplaires, un succès qui a eu un grand retentissement à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, fournissant de nombreuses preuves pour la recherche tibétologique, la recherche des relations han-tibétaines et celle des relations entre le gouvernement central et les autorités locales du Tibet. En même temps, les tibétologues chinois ont effectué de larges échanges et coopération avec leurs collègues étrangers: plus de 200 étrangers ont été invités, et des savants et spécialistes chinois ont été régulièrement envoyés à l'étranger.

La médecine et la pharmacopée tibétaines, fières de leur particularité, occupent une place importante dans la culture traditionnelle tibétaine et constituent un joyau original de la médecine et de la pharmacopée de la nation chinoise. Or, avant 1959, il n'existait au Tibet que deux organismes médicaux: Mantsikhang (Institut de médecine et d'astrologie tibétaines) et Chakpori Zhopanling (Hospice de la Colline du fondateur de la médecine) à Lhasa. Avec une surface bâtie de 500 m² au total, un personnel de moins de 50 employés, et des conditions médiocres, le traitement clinique n'était que de 30 à 50 personnes par jour, lesquelles étaient pour la plupart des nobles, des seigneurs ou des lamas supérieurs.

Ces 40 dernières années, l'Etat a accordé 800 millions de yuans pour développer la médecine et la pharmacopée tibétaines, ce qui a entraîné un essor prodigieux de celles-ci. Aujourd'hui, on compte au Tibet 14 organismes de médecine tibétaine, et plus de 60 services de médecine tibétaine dans les hôpitaux de district; le personnel est passé de 434 personnes en 1959 à 1 071 en 1999 dont 61 médecins chefs ou chefs adjoints, 166 médecins traitants, 844 médecins de deuxième classe. L'Hôpital de médecine tibétaine de la Région autonome du Tibet, né de la fusion de Mantsikhang et de Chakpori Zhopanling, couvre une surface bâtie de plus de 100 000 m², avec un effectif de 438 personnes dont un personnel sanitaire de 290 personnes. Il possède 250 lits, procure les soins médicaux gratuits aux Tibétains et accueille chaque année 230 000 patients. Cet hôpital comprend non seulement une vingtaine de services de consultation, entre autres pour les maladies internes, les maladies externes, la gynécologie et l'obstétrique, les tumeurs, les maladies gastriques et intestinales, la pédiatrie, la prévention et la protection de la santé, la stomatologie, l'ophtalmologie, et la chirurgie tibétaine, ainsi que des services de traitement moderne tels que la radiothérapie, l'échographie, l'électrocardio-graphie et la gastroscopie, mais aussi un service d'hospitalisation, un laboratoire pharmaceutique, un institut de médecine tibétaine et un institut d'astrologie; il traite les patients non seulement avec les moyens de la médecine traditionnelle tibétaine, mais aussi en combinant la médecine moderne et la médecine tibétaine. Cette combinaison a enrichi et développé les techniques et les théories de la médecine tibétaine.

Les études et l'enseignement de la médecine et de la pharmacopée tibétaines ont été pris en considération. Les organismes de médecine tibétaine à tous les niveaux ont mené activement des recherches scientifiques, collecté et mis en ordre une centaine d'ouvrages et de documents spécialisés dans la médecine tibétaine, et, à partir de l'héritage des pratiques et des théories des générations précédentes, obtenu de nouvelles réalisations dans les domaines de l'histoire de la médecine tibétaine, de la documentation de la médecine et de la pharmacopée tibétaines, des théories de la médecine tibétaine, de l'éthique et de la succession, et de la pharmacologie tibétaine. 32 ouvrages ont été publiés, dont les Quatre classiques médicaux (en tibétain et en chinois), Vernis bleu, Collection complète de tableaux des Quatre classiques médicaux, Diagnose de la médecine tibétaine, Nouvelle pharmacie tibétaine et Biographie de célèbres médecins tibétains. Depuis son établissement il y a dix ans, l'Institut de médecine tibétaine du Tibet a formé 615 personnes qualifiées en médecine et en pharmacopée tibétaines. La fabrication des médicaments est standardisée selon les normes scientifiques. A l'heure actuelle, le Tibet possède une dizaine de fabriques de médicaments tibétains dont la Fabrique de médicaments tibétains de la Région autonome avec deux chaînes de production, une gamme de 110 variétés de médicaments et une valeur de production annuelle de 46,1 millions de yuans.

La médecine et la pharmacopée tibétaines se font de plus en plus connaître de par le monde et attirent l'attention de la médecine internationale. Chaque année, un grand nombre de chercheurs étrangers se rendent au Tibet. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et d'autres pays ont introduit la médecine et la pharmacopée tibétaines. Certains pays ont envoyé des étudiants au Tibet. Avec le développement de la technologie et les progrès dans le temps, cette vieille science est en plein essor, joue un rôle important dans l'amélioration de la constitution physique du peuple tibétain et contribue au bonheur de l'humanité.

 

Ⅵ Progrès historique de l'éducation populaire

Dans l'ancien Tibet, il n'existait aucune école au sens moderne. Les monastères monopolisaient l'enseignement, tandis que les rares établissements officiels de formation des moines et des mandarins recrutaient exclusivement des enfants des familles nobles. Les serfs, qui représentaient la majorité de la population tibétaine, n'avaient aucune chance d'être instruits; ainsi 95% d'entre eux étaient analphabètes. L'Ecole publique de Lhasa, ouverte en 1937 par l'ancien ministère de l'Education, ne compta jamais plus de 300 élèves, même à son apogée. En plus de 10 ans, seuls 12 écoliers en sortirent diplômés.

Depuis la Réforme démocratique, le gouvernement populaire de la Région autonome du Tibet a toujours considéré comme une tâche importante le développement de l'éducation populaire et l'élévation de la qualité scientifique et culturelle de tous les Tibétains. Afin de garantir légalement le droit à l'éducation du peuple, la Région autonome du Tibet a mis en application, en 1994, les Stipulations de la Région autonome du Tibet sur l'enseignement obligatoire et le Plan de la Région autonome du Tibet sur l'enseignement obligatoire. En même temps, des politiques préférentielles ont été adoptées en ce qui concerne l'investissement dans le domaine de l'éducation, selon lesquelles l'éducation doit représenter au moins 17% du budget financier annuel et du plan d'investissement aux infrastructures de la Région autonome. De 1990 à 1995, l'investissement à l'éducation accordé par les autorités locales a totalisé 1,03 milliard de yuans. Aujourd'hui, un système relativement complet de l'éducation a vu le jour au Tibet qui possède un effectif de 22 279 employés dont 19 276 enseignants, parmi lesquels plus de 80% sont Tibétains ou issus d'autres ethnies minoritaires.

L'éducation a connu un développement rapide au Tibet. Selon les statistiques, le Tibet compte 101 écoles secondaires, 820 écoles primaires et 3 033 points d'enseignement, recrutant 354 644 élèves, dont 34 756 collégiens du premier cycle et 9 451 lycéens. Au Tibet, la scolarité des enfants d'âge scolaire est de 83,4%, l'enseignement obligatoire de 3 ans est généralisé dans les régions pastorales, celui de 6 ans dans les régions agricoles, et celui de 9 ans dans les zones urbaines. En outre, 16 écoles secondaires spécialisées ont été créées, et 8 161 élèves font des études dans les écoles secondaires spécialisées à l'intérieur et à l'extérieur de la Région autonome. Avec le développement de l'enseignement des adultes, l'analphabétisme des jeunes et des adultes tibétains a baissé de 95% en 1951 à 42% en 1999. L'enseignement supérieur s'est développé rapidement: 4 établissements d'enseignement supérieur ont été successivement créés, qui sont l'Institut des ethnies minoritaires du Tibet, l'Institut d'agriculture et d'élevage du Tibet, l'Université du Tibet et l'Institut de médecine tibétaine du Tibet, où 5 249 étudiants font leurs études.

Ces dernières décennies, le Tibet a diplômé plus de 20 000 étudiants et plus de 23 000 élèves de l'école secondaire spécialisée. Il a déjà ses propres docteurs, ses titulaires d'une maîtrise, et un grand nombre de scientifiques, d'ingénieurs, de professeurs, de médecins, d'hommes de lettres, d'artistes et d'autres spécialistes d'ethnie tibétaine.

 

Ⅶ Développement rapide de la presse, de l'édition, de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision

La presse et l'édition au sens moderne n'existaient pas au Tibet avant la libération pacifique. Les quelques rares maisons d'éditions xylographiques ne publiaient que des canons bouddhiques. Depuis la libération pacifique du Tibet, la presse et l'édition ont connu un développement régulier. Ces 20 dernières années surtout, la publication des livres, des journaux, des périodiques et des cassettes audio-visuelles s'est développée rapidement, et a pris forme un système de la presse et de l'édition qui couvre toute la région.

L'édition a connu un développement florissant. Quatre maisons d'éditions et un studio audio-visuel ont été successivement créés. Depuis son établissement il y a 30 ans, les Maisons d'éditions populaires du Tibet ont publié 6 600 livres et mis en vente 78,9 millions d'exemplaires dont 80% en tibétain. Une centaine de leurs publications ont été primées par les autorités centrales et locales. Le Tibet compte 25 imprimeries de toutes sortes dont l'Imprimerie Xinhua du Tibet. De nouvelles technologies telles que la composition électronique, l'impression offset, la séparation électronique de couleurs et l'impression en couleurs ont été introduites dans l'imprimerie. La distribution de livres au sens moderne n'existait pas avant la libération pacifique du Tibet. Aujourd'hui, on compte 67 librairies Xinhua aux niveaux de la Région autonome, de la préfecture (ou municipalité) et du district, formant un réseau de distribution qui couvre toute la Région autonome. Ces 20 dernières années, quelque 8 000 livres en tibétain, soit 90 millions d'exemplaires, ont été distribués. La publication des journaux et des périodiques a connu un développement continu. Depuis la création du Quotidien du Tibet en 1956 et de Littérature et arts du Tibet en 1977, 52 journaux et périodiques ont successivement vu le jour au Tibet.

La radiodiffusion, le cinéma et la télévision, eux aussi, se sont développés progressivement après la libération pacifique: en 1953, la station de radiodiffusion par fil de Lhasa a été fondée; en 1958, les émissions de radiodiffusion sans fil ont commencé; en 1959, la Station de radiodiffusion populaire du Tibet a été créée; en 1978, les émissions de télévision noir et blanc ont été mises à l'essai; en 1979, cela a été au tour des émissions en couleurs; en 1985, la Station de télévision du Tibet a été créée; en 1995, le Centre de doublage et de production des émissions de radiodiffusion et de télévision du Tibet a été mis en service. En 40 ans, 530 millions de yuans ont été accordés par l'Etat et la Région autonome dans l'édification de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision du Tibet; un grand nombre d'équipements et de matériaux ont été donnés à titre gratuit par le gouvernement central et les provinces (municipalités) intérieures; plus de 200 techniciens et cadres, divisés en 5 groupes, y ont été envoyés pour donner un coup de main et former des techniciens tibétains dans le domaine de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision. Aujourd'hui, le Tibet compte 2 stations de radiodiffusion, 36 stations d'émission et de retransmission de radiodiffusion sur ondes courtes et moyennes, 45 stations de retransmission par modulation de fréquences au niveau du district, 2 stations de télévision, 354 stations de retransmission de télévision, et 1 475 stations terrestres par satellite. La radiodiffusion et la télévision couvrent respectivement 65% et 55% de la population, le taux atteignant 75% pour la télévision à Lhasa et dans sa banlieue. Le cinéma fait partie importante des activités culturelles des régions agricoles et pastorales du Tibet. A l'heure actuelle, le Tibet compte 436 salles de cinéma, 650 équipes de projection et 9 300 points de projection. Chaque année, on y totalise 130 000 séances de projection et 28,5 millions de spectateurs. Les paysans et bergers peuvent regarder au moins un film par mois. Dans les régions agricoles et pastorales, les films sont doublés en tibétain, ce qui attire plus de spectateurs. La radiodiffusion, le cinéma et la télévision font partie importante de la vie culturelle de toutes les ethnies du Tibet.

 

Conclusion

Depuis plus de 40 ans, la culture tibétaine a connu un développement considérable sur la base de l'héritage des traditions et de la conservation des particularités ethniques. Ce développement se caractérise par les points suivants: d'abord, le sujet de la culture tibétaine a changé radicalement: la culture tibétaine monopolisée par un tout petit nombre de propriétaires de serfs est devenue l'héritage de tous les Tibétains, qui ont su profiter de son développement; Ensuite, la compréhension de la culture tibétaine a profondément changé: des aspects décadents et arriérés ayant trait au système de servage féodal ont été abandonnés au fur et à mesure du progrès social, les croyances religieuses des adeptes tibétains ont été pleinement respectées et protégées, la culture traditionnelle tibétaine a été conservée, héritée et enrichie tant dans le contenu que sur la forme pour traduire la vie nouvelle du peuple et les nouveaux besoins du développement social; Enfin, le développement de la culture tibétaine a fondamentalement changé: la fermeture, la stagnation et le dépérissement ont fait place à la modernisation, l'ouverture sur l'extérieur et la croissance, et en même temps que florissait la culture traditionnelle, les sciences et technologies modernes, l'éducation et les mass media connaissaient un développement sans précédent.

Ce qui mérite de sérieuses réflexions, c'est que, malgré un développement continu de la culture tibétaine, le groupe du dalaï-lama proclame à cor et à cri que "la culture tibétaine a été exterminée", et soutenu par des forces hostiles internationales, suscite des mouvements anti-chinois sous ce prétexte. A travers ces 40 ans depuis la Réforme démocratique au Tibet, on voit clairement que la prétendue "extermination culturelle" brandie par le groupe du dalaï-lama est en fait un développement véritable de la culture tibétaine.

Tout d'abord, la culture appartient à l'idéologie d'une société, et se développe avec le changement de la base économique et celui des autres constituants de la superstructure. La naissance et le développement de la culture occidentale moderne est inséparable de la révolution bourgeoise de l'Europe moderne qui supprima le servage féodal et l'autocratie théocratique du Moyen-Age, de la réforme religieuse et des changements considérables dans les domaines idéologiques et culturels. De même, le développement culturel du Tibet depuis 40 ans est fondé sur un énorme changement social dû à la suppression du système de servage féodal caractérisé par l'union du temporel et du spirituel plus sauvage que celle dans l'Europe du Moyen-Age. L'abolition de ce système a été accompagnée inévitablement de l'extermination du monopole de la culture tibétaine par une minorité de propriétaires de serfs, caractéristique culturelle ayant trait à l'ancien système, et de l'extermination de l'autocratie culturelle caractérisée par la théocratie et la domination religieuse dans toute la vie sociale et politique. Ces exterminations sont le résultat inévitable du développement historique et du développement culturel au Tibet. Sans celles-ci, la société et la culture tibétaines n'auraient pas pu s'émanciper et se développer, le peuple tibétain n'aurait pas eu le droit de maîtriser et de partager les fruits du développement culturel, et les croyances religieuses du peuple tibétain n'auraient pas pu devenir une affaire individuelle et complètement libre. Or, ces "exterminations" sont fatales au groupe du dalaï-lama, représentant général du système de servage féodal, car cela signifie la perte de sa domination culturelle. Aussi, n'y a-t-il rien d'étonnant que celui-ci fasse grand bruit autour de l'"extermination de la culture traditionnelle tibétaine".

Ensuite, une culture ne se développe jamais isolément. Elle ne cesse de se procurer de nouveaux contenus et de nouvelles formes suivant les progrès du temps et le développement de la société, et de se nourrir et de s'enrichir avec l'introduction et l'assimilation d'autres cultures. Le développement de la culture tibétaine depuis 40 ans a été réalisé grâce à l'introduction et à l'assimilation des civilisations modernes dont la civilisation occidentale, au cours de la délivrance graduelle de l'ignorance et du retard, au cours de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation de la société tibétaine. Avec le changement du mode de production et du mode de vie, la manière de penser et la conception du peuple tibétain ont inévitablement changé. Au cours de ce changement, de nouveaux aspects culturels tels que les sciences et les techniques modernes, l'éducation et les mass media, qui faisaient défaut dans la culture traditionnelle tibétaine mais qui sont indispensables dans la vie moderne, se sont développés, tandis que les brillants aspects caractéristiques de la culture traditionnelle tibétaine sont de nouveau valorisés et les aspects arriérés ne répondant ni au progrès social ni à la vie du peuple, progressivement abandonnés. C'est un phénomène naturel conforme à la loi du développement culturel et une manifestation de la prospérité et du développement continu de la culture tibétaine dans la nouvelle situation. Qualifier ce progrès et ce changement d'"extermination de la culture tibétaine" revient à demander au peuple tibétain de garder leur mode de vie et leur valeur culturelle sous l'ancien système de servage féodal, ce qui est complètement absurde, car il est à l'encontre du courant du temps et de l'intérêt fondamental du peuple tibétain.

Aujourd'hui, au seuil du nouveau millénaire, la globalisation économique et l'informatisation de la vie sociale modifient de plus en plus la vie matérielle et culturelle de l'humanité. Avec le développement approfondi de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation de la Chine et avec la mise en œuvre de la stratégie de grande exploitation de l'Ouest, le Tibet s'oriente vers la modernisation et vers le monde, et la culture tibétaine connaîtra un développement toujours plus grand.

 
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